Introduction à l'hypnose clinique
















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Encore quelques questions




Peut-on réellement arrêter de fumer grâce à l'hypnose et si oui, en combien de temps ?
Oui, bien sûr que l'on peut tourner le dos au tabac grâce à l'hypnose. Toutefois, pour cela, chaque praticien a sa façon de procéder. Mon expérience me conduit à utiliser la thérapie très brève, à savoir une séance unique. C'est un choix personnel ; c'est celui qui me permet d'obtenir les meilleurs résultats : Près de 80% d'arrêt immédiat ! Je n'accepte de pratiquer cette forme de thérapie que lorsque la motivation du patient est très élevée : au moins 8 sur une échelle de 0 à 10.

Quelle est la périodicité à respecter entre deux séances d'hypnose ?
Il n'y a pas de règle. La périodicité est établie d'un commun accord entre le thérapeute et le patient. Habituellement, la fréquence est hebdomadaire mais j'ai vu des patients faire une très belle thérapie en venant tous les 15 jours. J'ai des patients qui ont besoin d'une séance tous les 6 mois. Je parle là d'hypnose purement symptomatique, ce qui n'a rien à voir avec une psychothérapie par hypnose, une hypnoanalyse où la régularité et une fréquence hebdomadaire (au moins !) sont à mon sens indispensables.

Il paraît qu'il existe chez les hypnothérapeutes une charte éthique selon laquelle une thérapie par hypnose ne devrait pas dépasser dix séances. Est-ce vrai, et si oui, quelle en est la raison ?
Cette charte (non écrite !) est effectivement partagée par certains hypnothérapeutes et répond au souci de rendre le plus rapidement possible au patient toute son autonomie. Elle repose sur les "risques" de dépendance que pourrait présenter le patient dans un cadre thérapeutique dont on a l'habitude de dire qu'il implique un "transfert massif". Par ailleurs, certains auteurs soulignent les possibilités d'hypnomanie, à savoir que l'on se sent tellement bien à l'issue d'une séance d'hypnose que l'on pourrait développer une "dépendance" à cet état. J'ai envie de dire : n'exagérons pas, et ne généralisons pas ! D'abord, tout dépend du patient, et de ses symptômes. Ensuite, il faut bien différencier la cas de la psychothérapie par hypnose - dans lequel on dépasse effectivement les dix séances-, et le cas d'un traitement symptomatique par hypnose qui est toujours très bref.

L'hypnose peut-elle soulager les migraines ?
Oui, l'hypnose peut être une bonne indication des migraines, une fois que vous avez bien sûr éliminé toutes les causes organiques et si votre médecin vous dit que "c'est dans votre tête". Dans ce cas, on fait appel à l'hypnose, soit pour mettre en lumière une éventuelle origine conflictuelle, soit pour abaisser le niveau de douleur. Le confort de vie s'en trouve alors totalement transformé, d'autant plus que ma première préoccupation est d'enseigner au patient une technique d'auto-hypnose afin de lui offrir une autonomie maximale.

Et les phobies ?
Toutes les phobies constituent une excellente indication d'une thérapie par hypnose. Ceci dit, peut-être plus que d'autres limites ou d'autres pathologies, elles soulignent le caractère unique de chaque individu, et montrent qu'il faut à chacun un temps différent pour se débarrasser de cette limite. Il m'arrive fréquemment d'aider des personnes phobiques à tourner la page en l'espace de deux ou trois séances alors que d'autres ont besoin de davantage de temps pour évoluer.

Est-il possible de soigner une dépression par hypnose ?
S'il s'agit d'une dépression réactionnelle, je réponds sans aucun doute OUI. Les résultats sont très bons, rapides et durables. S'il s'agit en revanche d'une dépression plus profonde (appelée dépression endogène ou constitutionnelle), je considère l'hypnose comme un outil thérapeutique parmi d'autres à inclure dans la prise en charge d'un patient dépressif. La technique hypnotique ne saurait en effet remplacer un traitement par antidépresseurs ou une psychothérapie (quelle que soit sa forme). Elle va toutefois s'avérer une alliée très précieuse, d'abord par le fait qu'elle permet de faire "remonter" un matériel refoulé (par les techniques hypnoanalytiques), et aussi parce qu'elle permet d'instaurer une relation psychothérapique positive. Donc, oui à une thérapie par hypnose, exclusive ou non dans la palette du thérapeute.

L'hypnose peut aider à perdre du poids ?
Oui, absolument. Ceci dit, la thérapie ne se résume alors pas à une opération arithmétique permettant de perdre x kilos ! Gardons à l'esprit que la thérapie par hypnose fait partie des démarches thérapeutiques individuelles. Nous nous intéressons d'abord à une personne unique et son problème ne ressemble à aucun autre. De la même façon qu'il n'y a pas de protocole standard, il n'y a pas de résultats limités. J'ai personnellement mis au point des techniques particulières qui donnent d'excellents résultats, à condition que les comportements alimentaires étant à l'origine de la prise de poids soient parfaitement identifiés par le patient. (Lire la page "Maigrir grâce à l'hypnose").

Certaines femmes ont envie d'un enfant mais elles ont une peur panique de l'accouchement. L'hypnose pourrait les aider ?
L'hypnose peut répondre de plusieurs façons à cette situation.
1 - Nous pouvons travailler, pendant les mois qui précèdent l'accouchement, sur la réduction de l'anxiété et sur la détente de la zone du bassin. Parallèlement à ce travail, nous apprenons à la maman une technique d'auto-hypnose qui lui permettra, le moment venu, de retrouver toute seule la détente psysique et psychique attendue. Elle pourra en conséquence vivre pleinement les joies de son accouchement sans que l'anxiété vienne créer des tensions psychiques ou physiques (ces dernières ne manquant pas de se localiser aussi dans le bassin).
2 - Nous pouvons abaisser le seuil de la sensibilité de la zone qui nous intéresse. Attention : il ne s'agit pas d'anesthésie puisque nous avons besoin de contractions pour l'expulsion du bébé, mais la sensibilité de la zone sera abaissée, un peu comme après une anesthésie dentaire (une heure plus tard, vous avez encore cet engourdissement qui ne vous empêche pourtant pas de mâcher des aliments). Cette formule peut être réalisée avec le thérapeute aux côtés de la maman au moment de l'accouchement (après des séances de préparation), ou bien sans la présence du thérapeute (dans ce cas-là, une technique d'auto-hypnose est de même enseignée à la personne).
Ce sont là les deux principales façons d'agir mais il y en a d'autres : nous pouvons aussi substituer une sensation douloureuse par une autre (les douleurs de l'accouchement par une sensation de brûlure ou de démangeaison, évidemment toujours moins douloureuse que les premières !), ou encore déplacer la localisation de la douleur (de la zone génitale à une jambe ou un bras...).

Quel peut être le bénéfice de l'hypnose au troisième âge de la vie ?
Cette tranche de vie qu'est le troisième âge se caractérise par plusieurs  éléments à prendre en compte. C'est d'abord le moment où la vie professionnelle s'arrête, et avec elle un rôle social, une reconnaissance de notre environnement plus ou moins proche. Nous étions un maillon de la grande chaîne humaine des travailleurs et voila que nous sortons de la chaîne. Le vide, l'absence, l'inutilité, l'insuffisance sont alors autant de sentiments auxquels la personne peut se trouver confrontée si elle n'a pas préparé la suite de sa vie. L'absence de désirs se fait alors souffrance. Et puis, il y a le temps, le temps qui passe et qui, inexorablement, nous rapproche d'un terme inéluctable auquel, bien sûr, nous songeons. Ce moment de la vie peut être "négocié" avec bonheur et donner le jour à de nouvelles envies, des projets, du mouvement ; ou bien laisser l'individu face à face avec un abîme. C'est dans ce cadre que l'hypnose peut se révéler profondément bénéfique. Deuil de la première partie de la vie "active", apaisement de l'angoisse, changement de perspective, renaissance de l'envie de faire, de projeter, de réaliser..., autant d'axes sur lesquels il est possible d'avancer favorablement. L'hypnose va se révéler comme un outil offrant à la personne la possibilité de faire le point, le bilan de sa première tranche de vie, et d'en tirer les conclusions pour aborder sereinement la suite de son existence. La thérapie peut alors s'inscrire dans la durée et procurer des bienfaits réguliers, ou bien repondre à des demandes ponctuelles, qu'il s'agisse de douleurs physiques ou de douleurs de l'âme.