Introduction à l'hypnose clinique




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Le traitement de la douleur

Cela fait quelques années à peine que la notion de douleur est prise au sérieux dans le milieu hospitalier. Il y a désormais dans les grandes villes de France des centres anti-douleur ; au sein des établissements hospitaliers, des médecins spécialisés se penchent sur la douleur des patients ; même les médecines douces font leur entrée dans le monde sacro-saint de la médecine allopathique. C'est à une double révolution que nous assistons : la prise en considération de la douleur des malades d'une part, la prise en considération de certaines techniques thérapeutiques qualifiées de "complémentaires" d'autre part.

Parmi ces techniques complémentaires, l'hypnose fait figure de parent pauvre. Encore très peu utilisée en France, elle fait à l'étranger partie intégrante de toute prise en charge par les centres de la douleur. Elle entre aussi dans l'arsenal thérapeutique de tout médecin anglo-saxon. Il faut dire que depuis 1820, la bibliographie est riche d'applications de l'hypnose dans le traitement par la douleur. Des médecins rapportent des centaines d'interventions chirurgicales sous hypnose, allant de l'extraction dentaire à l'ablation d'une tumeur cancéreuse du sein en passant par des cautérisations par brûlure, des accouchements, des amputations, etc.

Depuis toujours, les hommes ont cherché les moyens les plus efficaces d'apaiser leurs douleurs physiques. Dans l'éventail des outils auxquels ils ont eu recours, l'hypnose apparaît comme un phare, même si ce n'est pas toujours sous ce vocable que la technique utilisée apparaissait alors. Dans notre histoire récente, souvenons-nous d'ESDAILE qui, à CALCUTTA, a procédé il y a 150 ans à plus de 3000 interventions chirurgicales sous anesthésie exclusivement hypnotique. Amputations, ablation d'organes... autant d'interventions lourdes rendues possibles parce que l'hypnose permettait d'apaiser la douleur. Souvenons-nous aussi des Anglais ELIOTTSON et PARKER, et du Français le Baron DU POTET, qui ont réalisé entre 1845 et 1861 des dizaines d’opérations chirurgicales dans des hôpitaux anglais et parisiens. Et plus près de nous, observons l'exemple de la BELGIQUE où l'hypnose est utlisée quotidiennement dans certains hôpitaux en anesthésie dans des interventions parfois très lourdes.

En cabinet médical ou en pratique hospitalière, de nombreux arguments plaident aujourd'hui en faveur du recours à l'hypnose dans le traitement de la douleur.
- Cette technique thérapeutique permet en premier lieu de réduire la douleur d'une façon très significative tout en conservant au signal sa valeur défensive. Le confort de vie du malade s'en trouve considérablement amélioré.
- Elle constitue également une alternative précieuse à l'analgésie, à l'antalgie, ou à l'anesthésie médicamenteuses lorsque celles-ci s'avèrent déconseillées, dangereuses ou impossibles. Elle permet ainsi de réduire ou de supprimer les effets secondaires de ces médications. De même, elle permet au praticien d'accomplir un acte chirurgical en éliminant d'une part la composante douloureuse, d'autre part le recours à une anesthésie chimique.
- Grâce à l'apprentissage de l'auto-hypnose, elle confère aussi au patient une autonomie évidente qui lui apporte confiance et indépendance ; celui-ci peut désormais agir lui-même sur sa propre douleur.
- Enfin, la douleur peut être d'origine psychosomatique et il faut alors partir en quête de traumatismes anciens et les éliminer. L'hypnose active constituera alors un outil de choix.



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